Les chiffres du prospectus en France

tonnage prospectus

Près de 800 000 tonnes de prospectus chaque année

En 2025, ont été distribués près de 800 000 tonnes de prospectus publicitaires dans les boîtes aux lettres françaises (celles qui n’ont pas adopté le STOP PUB).
 
En 2025, la France compte 31 millions de foyers. Environ 11 millions ont adopté le STOP PUB, ce qui signifie que 20 millions ne l’ont pas adopté. Toutefois, certaines études montrent qu’entre 3 et 5 millions de foyers supplémentaires seraient prêts à adopter ce geste à l’avenir. 
 
Si l’on rapporte le tonnage de prospectus distribués aux 20 millions de boîtes aux lettres qui les acceptent encore, cela représente toujours 40kg de prospectus par foyer et par an.
 
Sources : INSEE, ADEME, Bonial, OpinionWay, Stoppub.fr

L’équivalent de 7,5 millions d’arbres sont nécessaires pour fabriquer les prospectus chaque année 

Un arbre adulte abattu produit environ 40kg de papier. Si 100% du papier provenait de fibres nouvelles, nous aurions besoin de l’équivalent de plus de 18 millions d’arbres pour produire une année de prospectus en France. Heureusement, on estime que pour produire ces prospectus, l’industrie papetière utilise environ 60% de fibres recyclées. La quantité de fibre nouvelle nécessaire pour produire une année de prospectus correspondrait quand même à l’équivalent de 11 millions d’arbres (estimé en 2025). Cela ne signifie pas strictement que 11 millions d’arbres auront été abattus en 2025, certaines fibres nouvelles peuvent en effet provenir aussi de déchets de l’industrie du bois et de coupes d’entretien de nos forêts. C’est pour cela que l’on parle d’équivalent.

Source : WWF, CITEO, Stoppub.fr

deforestation

75% du papier est recyclé en France

L’organisme CITEO qui supervise le suivi du recyclage en France annonce un taux de 75%. On ne parle ici que du taux de recyclage du papier graphique soumis à la redevance, dont font partis les prospectus, soit environ 35% de l’ensemble du papier graphique (comprenant également le papier de bureautique, les livres, etc.). 

On dit qu’un papier est recyclé quand il contient au moins 50% de fibres recyclées. En France, on estime que le papier graphique contient environ 60% de fibres recyclées.

On dit du papier qu’il est recyclable 5 à 7 fois, toutefois la fibre se détériore à chaque cycle. Avec 1,2 tonne de papiers usagés, on peut faire 1 tonne de papier recyclé.

Sources : CITEO, Stoppub.fr

Le papier est gourmand en énergie

Pour être fabriquée, une feuille de papier non recyclée nécessite environ 17 Wh et une feuille de papier recyclée 12 Wh. Ça ne vous parle peut-être pas mais c’est à peu près ce qu’il faut pour allumer pendant une ou deux heures une ampoule basse consommation. Cela ne comprend pas le transport nécessaire pour l’acheminer jusque chez vous, certains imprimés publicitaires parcourent plusieurs centaines de km avant d’arriver dans votre boîte aux lettres.

De plus, l’industrie papetière serait responsable de 1% des émissions globales de CO2 selon le CNRS. Les imprimeries sont consommatrices d’encres et de solvants qui participent également aux émissions de gaz à effets de serre. 

Sources : Consoglobe, CNRS, Stoppub.fr

électricité
eau

Le papier est gourmand en eau

La fabrication du papier est extrêmement consommatrice en eau.

En Europe, l’industrie papetière se classe au 2ème rang des industries consommatrices d’eau. On estime qu’il faut environ 500L d’eau pour fabriquer 1kg de papier.

De plus, la fabrication du papier produit ce qu’on appelle la liqueur noire, qui est un concentré de déchets résiduels qui doit normalement être traitée mais de nombreuses industries rejettent encore ces résidus dans le milieu naturel.

Sources : Office International de l’eau, CNRS, Stoppub.fr

 

Les promos et le pouvoir d’achat

Beaucoup de français recherchent dans les prospectus publicitaires des promotions et bonnes affaires. Pour autant, tous les consommateurs sont déjà hyper sollicités tout au long de leur achat dans les enseignes émettrices de prospectus publicitaires. 

Ces dernières années, les profils des consommateurs ont beaucoup évolué et chaque consommateur est devenu un consomm’acteur : il compare, il scanne les produits, déchiffre les étiquettes, identifie la provenance, évite les suremballages, recherche les meilleurs rapport qualité / prix, ou quantité / prix, évalue ses expériences, témoigne sur les réseaux sociaux, etc. chacun ayant fixé ses propres critères. Le consommateur n’est plus dans une passivité face aux annonces publicitaires, il veut interagir… et la poignet de prospectus reçue dans une boîte aux lettres ne permet pas cette consommation « intelligente » et « à la carte ». 

De plus, le coût investi par les industriels ou les enseignes dans l’imprimé publicitaire a été de 2,9 milliards d’euros en 2017 selon UFC Que Choisir. A cela s’ajoute les 200 millions d’euros du coût de collecte et du traitement de ces déchets… à la fin c’est toujours le consommateur qui paie. Cela reviendrait à près de 50 euros par personne chaque année.

Sources : UFC Que Choisir, Stoppub.fr

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