Les chiffres du prospectus en France

tonnage prospectus

Près d’un million de tonnes de prospectus chaque année

Chaque année, il est distribué entre 800 000 et 900 000 tonnes de prospectus publicitaires dans les boîtes aux lettres françaises (qui n’ont pas adopté le STOP PUB).
 
En 2021, la France compte 30 millions de foyers. Environ 10 millions ont adopté le STOP PUB, ce qui signifie que 20 millions ne l’ont pas adopté. Toutefois, certaines études montrent qu’entre 3 et 5 millions de foyers supplémentaires seraient prêts à adopter ce geste à l’avenir. 
 
Si l’on rapporte le tonnage de prospectus distribués aux 20 millions de boîtes aux lettres qui les acceptent, cela représente 40kg de prospectus par foyer et par an.
Adopter le STOP PUB, c’est éviter 40kg de déchet papier.
 
Sources : INSEE, ADEME, Bonial, OpinionWay, Stoppub.fr

L’équivalent de 12 millions d’arbres sont nécessaires pour fabriquer les prospectus chaque année 

Un arbre adulte abattu produit environ 40kg de papier. Si 100% du papier provenait de fibres nouvelles, nous aurions besoin de l’équivalent de plus de 20 millions d’arbres pour produire une année de prospectus en France. Heureusement, on estime que pour produire ces prospectus, l’industrie papetière utilise entre 30% et 40% de fibres recyclées. La quantité de fibre nouvelle nécessaire pour produire une année de prospectus correspondrait quand même à l’équivalent de 12 millions d’arbres (estimé en 2021). Cela ne signifie pas strictement que 12 millions d’arbres auront été abattus en 2021, certaines fibres nouvelles peuvent en effet provenir aussi de déchets de l’industrie du bois. C’est pour cela que l’on parle d’équivalent.

Source : WWF, CITEO, Stoppub.fr

deforestation

57% du papier est recyclé en France

Alors que le taux de recyclage du papier progressait chaque année pour s’approcher de 60%, il a connu un léger recul en 2019. L’organisme CITEO qui supervise le suivi du recyclage en France annonce un taux de 57%. Cela signifie que 43% du papier (même s’il a bien été trié en amont) n’est pas recyclé, il est soit brûlé, soit enfoui.

On dit d’un papier qu’il est recyclé quand il contient au moins 50% de fibres recyclées. En France, on estime que seul 1/3 du papier graphique contient au moins ce taux de fibres recyclées.

On dit du papier qu’il est recyclable 5 à 7 fois, toutefois la fibre se détériore à chaque cycle. Avec 1,2 tonne de papiers usagés, on peut faire 1 tonne de papier recyclé.

Le papier graphique nécessite des fibres de qualité, c’est pourquoi le prospectus a peu de chance d’être recyclé 5 à 7 fois en prospectus, mais plutôt en emballage, papier journal ou encore en isolant.

Sources : CITEO, Stoppub.fr

Le papier est gourmand en énergie

Pour être fabriquée, une feuille de papier non recyclée nécessite environ 17 Wh et une feuille de papier recyclée 12 Wh. Ça ne vous parle peut-être pas mais c’est à peu près ce qu’il faut pour allumer pendant une ou deux heures une ampoule basse consommation. Cela ne comprend pas le transport nécessaire pour l’acheminer jusque chez vous, certains imprimés publicitaires parcourent plusieurs centaines de km avant d’arriver dans votre boîte aux lettres.

De plus, l’industrie papetière serait responsable de 1% des émissions globales de CO2 selon le CNRS. Les imprimeries sont consommatrices d’encres et de solvants qui participent également aux émissions de gaz à effets de serre. 

Sources : Consoglobe, CNRS, Stoppub.fr

électricité
eau

Le papier est gourmand en eau

La fabrication du papier est extrêmement consommatrice en eau.

En Europe, l’industrie papetière se classe au 2ème rang des industries consommatrices d’eau. On estime qu’il faut environ 500L d’eau pour fabriquer 1kg de papier.

De plus, la fabrication du papier produit ce qu’on appelle la liqueur noire, qui est un concentré de déchets résiduels qui doit normalement être traitée mais de nombreuses industries rejettent encore ces résidus dans le milieu naturel.

Sources : Office International de l’eau, CNRS, Stoppub.fr

 

Les promos et le pouvoir d’achat

Beaucoup de français recherchent dans les prospectus publicitaires des promotions et bonnes affaires. Pour autant, tous les consommateurs sont déjà hyper sollicités tout au long de leur achat dans les enseignes émettrices de prospectus publicitaires. 

Ces dernières années, les profils des consommateurs ont beaucoup évolué et chaque consommateur est devenu un consomm’acteur : il compare, il scanne les produits, déchiffre les étiquettes, identifie la provenance, évite les suremballages, recherche les meilleurs rapport qualité / prix, ou quantité / prix, évalue ses expériences, témoigne sur les réseaux, etc. chacun ayant fixé ses propres critères. Le consommateur n’est plus dans une passivité face aux annonces publicitaires, il veut interagir… et la poignet de prospectus reçue dans une boîte aux lettres ne permet pas cette consommation “intelligente” et “à la carte”. 

De plus, le coût investi par les industriels ou les enseignes dans l’imprimé publicitaire a été de 2,9 milliards d’euros en 2017 selon UFC Que Choisir. A cela s’ajoute les 200 millions d’euros du coût de collecte et du traitement de ces déchets… à la fin c’est toujours le consommateur qui paie. Cela reviendrait à près de 50 euros par personne chaque année.

Sources : UFC Que Choisir, Stoppub.fr

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